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Plus de dix ans à faire parler les machines.

Tout part d’une question : comment connecter ce qui ne l’est pas ? Nous l’avons d’abord posée à des sites web et à des applications mobiles. Puis à des turbines.

Mobapi est une plateforme de supervision industrielle, indépendante des constructeurs. Elle réunit sur un seul écran des équipements de toutes marques et de toutes générations, y compris anciens ou installés sur des sites isolés, avec les relevés de ronde des équipes.

Au départ, des téléphones.

Mobapi est une spin-off de Bitwip, une agence de conseil en communication. Vincent Reboul, ingénieur en télécommunications, l’a fondée à Cayenne. L’agence développait ses premières applications mobiles, et des back-offices web pour les tenir à jour. Entre les deux, il manquait un maillon : une API. Le nom vient de là, « mobile » et « API ». La première version de Mobapi était un démonstrateur : elle mettait à jour une application mobile depuis un back-office web. Nous l’avons présentée à Barcelone, au Mobile World Congress.

Deux enseignes « mobapi », l’une lumineuse, l’autre sur fond noir avec le slogan « Supercharge your business with custom APIs », sous le coq rouge de la French Tech.
Les enseignes de Mobapi, sous le coq de la French Tech.

Puis le projet a mûri. Mobapi est devenue une plateforme d’API à part entière. Elle créait une API en lecture sur une base PostgreSQL, un fichier Excel ou un CSV. Elle se branchait sur les API alors disponibles sur le marché. Elle traitait des flux Sigfox. Un éditeur visuel assemblait le tout par glisser-déposer.

Puis les machines.

Des objets connectés sont entrés dans la plateforme : le remplissage de bacs de collecte, l’énergie de bâtiments. Nos premiers projets de supervision de sites industriels se sont appuyés sur elle.

Avec l’industrie, le projet a pris une autre ampleur. Les industriels ont des réseaux qui doivent rester isolés d’internet. Aucun service en ligne n’y entre. Il a fallu aller à la machine : nous avons construit un boîtier qui se pose près d’elle. Il lit ses données sur place et les envoie. C’est aujourd’hui la Mobapi.BOX. Avec elle, nous avons équipé une centrale électrique.

Chez cet exploitant, la machine la plus ancienne n’avait ni port ni carte d’extension réseau. Elle envoyait ses états à une imprimante à aiguilles. Nous avons branché la BOX sur cette sortie et lu ce qu’elle imprimait, sans rien modifier au système de contrôle.

Le pupitre d’un contrôle-commande GE Speedtronic Mark IV : un écran de données, des claviers et des voyants. À droite, deux mains tiennent un téléphone.

La Guyane demande des systèmes qui tiennent : les sites y sont isolés, et le réseau n’y est pas acquis. Nous avons donc construit un système résilient par conception. Un jour, un câble sous-marin s’est rompu. Les BOX ont gardé leurs mesures, puis les ont envoyées au retour du lien. C’est ce qui rend Mobapi adaptée aux sites isolés et aux parcs hétérogènes, équipements anciens compris.

Trois générations de contrôle-commande ont fini sur le même écran, avec des cuves dont les sondes ne se lisaient que sur place. Les alarmes sont venues à la demande de clients. Les rondes et la main courante ont suivi.

Le produit s’est alors resserré sur ce que les équipes regardent : leurs données, à l’écran. Le générateur d’API, lui, est resté en interne. Il nous sert à monter chaque projet plus vite.

Les systèmes déjà raccordés

Où nous en sommes.

Deux Mobapi.BOX empilées dans une armoire électrique, sous un bornier, avec une antenne et un câble réseau.
Deux Mobapi.BOX et leur antenne 3G/4G, dans l’armoire d’un site.

La R&D n’a pas cessé depuis 2016. Ce travail, nous l’avons défendu à Houston, devant des industriels du pétrole et du gaz. La question du départ n’a pas changé. De ce parcours, nous gardons quatre règles.

  1. On part de votre parc.

    Vous envoyez la référence de l’équipement et une photo de sa plaque signalétique. Nous vous disons ce que Mobapi peut en tirer, et comment.

  2. On écrit le connecteur qui manque.

    S’il n’existe pas, nous le développons. Mobapi ne dépend d’aucun constructeur.

  3. On lit, on ne pilote pas.

    La BOX n’envoie aucune commande à vos équipements. Vos équipes gardent la main.

  4. On prévoit la coupure.

    Si le réseau coupe, la BOX garde ses mesures et les envoie à son retour.

Votre parc, tel qu’il est. Montrez-le-nous.

Marques, modèles, âge, réseau sur place : nous préparons la démo à partir des équipements que vous citez.