Mobapi sélectionné pour le Start-up Challenge d’ArianeGroup.
Le 3 février 2020, une lettre d’ArianeGroup a annoncé à Vincent Reboul la sélection de Mobapi pour son Start-up Challenge. Signée du directeur technique du groupe, elle donne rendez-vous dans deux semaines, pour six jours autour du centre spatial. Une sélection ne vaut pas certificat. Elle oblige en revanche à répondre tôt aux questions que pose tout site sensible.
ArianeGroup a lancé ce challenge avec Hello Tomorrow. Son constat de départ : de nombreuses start-up partenaires en France, aucune installée près de sa base de lancement. Son but : étoffer l’écosystème local et inciter de jeunes entreprises à s’y implanter. Soixante start-up ont déposé un dossier. Quinze experts d’ArianeGroup ont siégé dans les jurys, qui en ont sélectionné cinq, dans trois catégories. Mobapi est la seule des cinq basée outre-mer.
Le programme tient en six jours, du 17 au 22 février. Il prévoit une visite du centre spatial et un lancement, sous réserve de sa confirmation. Puis une journée entière d’atelier, animée par des experts d’ArianeGroup et par Hello Tomorrow, où chaque start-up travaille avec des chefs de projet du groupe sur des cas d’usage de son domaine. Chacune présente le sien en fin de journée, puis, le lendemain, résume son projet devant le directeur technique et des responsables de l’innovation, de la gestion des installations et du projet d’usine 4.0.
Ce que nous apportons.
Notre domaine : le suivi à distance d’équipements industriels. Ce que nous apportons tient en deux pièces : une Mobapi.BOX, qui recueille les données des objets connectés et des automates et les envoie de façon sécurisée, puis un seul tableau de bord pour toutes ces données, quels que soient la marque ou la technologie. Avec un argument simple : une équipe déjà sur place.
Ce qu’un site sensible demande.
Sur un site sensible, la première question ne porte pas sur le tableau de bord. Elle porte sur ce que le boîtier a le droit de faire. Notre réponse est un choix de conception : la Mobapi.BOX lit chaque équipement en lecture seule et n’envoie aucune commande. Quand le réseau de contrôle doit rester isolé, la passerelle sépare les deux réseaux et il reste coupé d’internet. Vient ensuite la question des données. Elles sont hébergées chez AWS, en région Paris, chiffrées au stockage comme pendant les transferts, ou sur les serveurs de l’exploitant.
Ces questions ne sont pas propres au spatial. Une centrale ou une usine les posent dans les mêmes termes.